Guides · 30 octobre 2026
Warhammer, 40K et Age of Sigmar : comment débuter sans se ruiner
Une étagère couverte de petits soldats en plastique peints à la main, un pot de peinture qui traîne sur le bureau, et des discussions sur des règles de tir que personne d’autre ne comprend : bienvenue chez un joueur de Warhammer. Le loisir revient souvent dans le starter pack du chouffin, et il a de quoi dérouter un débutant.
Warhammer, c’est quoi ?
Warhammer est une marque de jeux de figurines éditée par Games Workshop, une entreprise britannique fondée dans les années 1970. Dans un jeu de figurines, chaque joueur assemble et peint une armée de miniatures, puis l’affronte sur une table couverte de décors. On mesure les déplacements à la règle, on lance des poignées de dés pour résoudre les combats, et une partie peut durer plusieurs heures.
On y joue, mais on y fait aussi de la maquette et de la peinture, et l’univers de fiction a été développé dans des centaines de romans.
Les deux grands univers
Warhammer 40,000, qu’on abrège 40K, se déroule dans un futur lointain et très sombre. L’humanité, gouvernée par un empereur mourant, mène une guerre sans fin contre des extraterrestres, des démons et ses propres traîtres. Le slogan du jeu dit en substance qu’il n’y a que la guerre, et le ton suit. On parle de grimdark pour ce genre de science-fiction désespérée, prise au sérieux et poussée volontiers jusqu’à l’excès.
Warhammer Age of Sigmar est l’univers de fantasy. Il a succédé, au milieu des années 2010, à l’ancien Warhammer Battle, le jeu historique de la marque, situé dans un monde médiéval fantastique. Age of Sigmar se passe dans des royaumes mythiques où s’affrontent dieux, héros et morts-vivants. Pour les nostalgiques, le monde de Battle est depuis revenu sous le nom de Warhammer: The Old World.
40K reste de loin le plus joué des deux, et c’est par lui que commencent la plupart des débutants.
Les armées
Dans les deux univers, on choisit une faction, et ce choix compte : tu vas la collectionner et la peindre pendant longtemps. Quelques factions connues de 40K :
- les Space Marines, super-soldats en armure, faciles à jouer et très bien fournis en figurines, souvent conseillés aux débutants ;
- les Orks, brutaux, bruyants et drôles, qui foncent dans le tas ;
- les Aeldari, autrefois appelés Eldars, une race ancienne, rapide et fragile ;
- les Tyranides, des essaims d’insectes extraterrestres ;
- les Nécrons, des guerriers robotiques qui se relèvent après avoir été détruits ;
- les forces du Chaos, humains corrompus et démons.
Prends l’armée dont les figurines te plaisent le plus, et oublie celle qu’on dit la plus forte. L’équilibre des règles change à chaque mise à jour, et c’est sur ces figurines-là que tu passeras des dizaines d’heures de peinture.
La peinture, la moitié du loisir
Les figurines sont vendues en plastique gris, en pièces détachées sur une grappe. Il faut les découper, les ébavurer, les coller, puis les peindre. Beaucoup de joueurs passent plus de temps au pinceau qu’à la table de jeu, et certains ne jouent jamais.
Les étapes de base sont toujours les mêmes :
- La sous-couche, en bombe ou au pinceau, sur laquelle la peinture va accrocher.
- Les aplats : chaque zone reçoit sa couleur de base.
- Le lavis, une peinture très diluée qui coule dans les creux et crée les ombres.
- Les éclaircissements, ou le brossage à sec, pour faire ressortir les reliefs.
- Le socle, décoré de sable, de cailloux ou d’herbe.
Pour débuter, les peintures dites « contrast », qui donnent la couleur de base et l’ombrage en une seule couche, permettent d’obtenir vite un résultat correct. Personne ne réussit ses premières figurines. La première escouade sert à apprendre, et il est courant de la repeindre un an plus tard.
Le budget à prévoir
C’est ce qui fait peur, et à raison : Warhammer coûte cher. Les figurines valent nettement plus que la plupart des jeux de société, et une armée complète pour des parties standards représente facilement plusieurs centaines d’euros, sans compter la peinture, les pinceaux et les livres de règles.
On peut heureusement commencer sans tout acheter d’un coup :
- les boîtes de démarrage contiennent deux petites armées, les règles de base et parfois de quoi peindre, pour bien moins cher que les mêmes figurines achetées séparément ;
- les boîtes « patrouille » donnent un petit détachement jouable d’une seule faction ;
- Kill Team, une variante de 40K, se joue avec une dizaine de figurines par joueur, ce qui revient bien moins cher ;
- le marché de l’occasion est très actif, et on y trouve des figurines déjà montées, voire peintes.
Fixe-toi une limite et avance par petites étapes. Le piège classique, c’est la pile de figurines achetées et jamais peintes, que les joueurs appellent eux-mêmes leur « pile de la honte ».
Comment débuter
Le plus simple est souvent de passer dans un magasin Warhammer ou une boutique de jeux qui organise des parties d’initiation. On t’y prête des figurines déjà peintes pour une partie courte, et on peut te montrer les bases de la peinture. C’est gratuit, et tu sais si le jeu te plaît avant de dépenser quoi que ce soit.
Il y a aussi les clubs de jeux de figurines, nombreux en France et en Belgique. Les joueurs y accueillent en général volontiers un débutant, lui prêtent des figurines et lui expliquent les règles. Beaucoup de bars à jeux ont aussi des tables adaptées.
Si tu veux d’abord découvrir l’univers sans toucher un pinceau, passe par les jeux vidéo : la série Dawn of War pour la stratégie, la série Total War: Warhammer pour la fantasy, ou les jeux Space Marine pour l’action. Les romans de la Black Library, l’éditeur maison, couvrent à peu près chaque recoin de l’univers.
Pourquoi le chouffin aime Warhammer
L’univers est immense, et le chouffin aime en connaître chaque recoin. Il peut passer une soirée entière sur une seule figurine, puis tout un après-midi à jouer avec ses amis. Warhammer se collectionne aussi, se transmet d’une génération de joueurs à l’autre, et tient très bien sur une étagère Kallax.
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